L’absence d’immatriculation des chats enfin sanctionnée

Le ministre de l’Agriculture tient enfin la promesse de son prédécesseur :  l’absence d’immatriculation des chats est désormais sanctionnée.

La mise en application de cette promesse faisait partie des demandes que notre association avait exprimées lors de notre échange avec la conseillère du ministre en septembre dernier. 

C’est une satisfaction, car cette mesure permettra une meilleure protection des chats.

Le décret no 2020-1625 du 18 décembre 2020 portant diverses mesures relatives au bien-être des animaux d’élevage et de compagnie vient modifier la loi. Désormais, ne pas faire immatriculer son chat est passible d’une amende de 4e classe, pouvant aller jusqu’à 750€. Jusqu’alors seul, le défaut d’immatriculation des chiens était ainsi sanctionné, suite à un décret pris il y a plus de 20 ans.

L’impact de cette sanction est considérable. Car on estime que plus de 70% des chiens accueillis en fourrière ou en refuge sont immatriculés. Inversement, pour les chats, selon les sites, le taux d’immatriculation peut chuter à 10%. Les chances qu’un chien retrouve son propriétaire sont donc très largement supérieures à celles des chats.

Il semble, donc, que beaucoup de propriétaires de chats ne se préoccupent pas de faire immatriculer leur compagnon, soit par ignorance soit par négligence. Pourtant, c’est une mise en danger du chat. Cette sanction financière devrait rendre plus précautionneux nombre d’entre eux. 

On peut seulement regretter que cet arrêté ne mentionne pas les furets qui sont pourtant concernés par l’obligation légale d’immatriculation. Probablement, est-ce parce que le nombre de furets abandonnés ou perdus est nettement inférieur à celui des chats. Peut-être aussi parce que peu s’en préoccupe . Pourtant, il aurait juste fallu les mentionner avec les chats pour qu’ils bénéficient de la même protection.

Peut-être que dans 20 ans, un nouveau décret viendra sanctionner le défaut d’immatriculation des furets. 

En attendant, nous nous réjouissons pour les dizaines de milliers des chats abandonnés chaque année. Désormais, il sera plus facile de retrouver les responsables. Espérons que cela soit dissuasif.