Propositions pour les élevages d’animaux sauvages pour la fourrure (visons)

Propositions présentées dans le cadre du groupe de travail ministériel sur la prise en compte du bien-être animal dans les parcs zoologiques, les delphinariums, les cirques et spectacles itinérants, et les élevages de visons pour la production de fourrure​.

La France interdit de fabriquer et vendre de la fourrure provenant de chats, de chiens ou d’espèces menacées, mais compte 9 élevages de visons en vue de produire de la fourrure.

Ces élevages sont intensifs et leurs normes contreviennent manifestement à l’article L214-1 du code rural et de la pêche maritime, en confinant des mammifères solitaires et semi-aquatiques dans des cages exiguës sans accès à l’eau.

Les souffrances de ces animaux sont avérées, confirmées par des études scientifiques et documentées par des vidéos tournées par des ONG. Elles se traduisent notamment par des stéréotypies, symptômes de stress, et du cannibalisme provoquant blessures et mutilations.

Ce type d’élevage, ainsi que l’ensemble de l’industrie de la fourrure présente un coût environnemental élevé en termes de pollution, de consommation d’eau et d’impact sur le climat.

Inversement, il représente à peine une centaine d’emplois dont la reconversion ne sera pas une lourde charge pour l’État.

Des sondages récents  attestent que :

    • 91 % des Français s’opposent au commerce de la fourrure (sondage IFOP 2019)
    • 84 % pensent que la France doit interdire l’élevage des animaux à cette fin (sondage Yougov 2018).

En Europe, le Royaume-Uni, la Bosnie-Herzégovine, la Suède, la Croatie, la Macédoine, la République tchèque, la Slovénie et l’Autriche ont interdit tous les élevages pour la fourrure. Les Pays-Bas et le Danemark ont voté l’interdiction pour 2024, la Flandre, en Belgique, pour 2023 et la Norvège, pourtant l’un des principaux pays producteurs européens,  pour 2025.

La France doit à son tour s’engager et :

    • Interdire la création d’élevages d’animaux dans le seul but d’obtenir de la fourrure ainsi que l’agrandissement des élevages existants.
    • Interdire d’ici 2025 l’élevage d’animaux dans le seul but d’obtenir de la fourrure ainsi que la commercialisation de la fourrure de ces animaux.