Au conseil de Paris, 2 vœux contre la marchandisation des animaux

Deux vœux ont été déposés pour le prochain conseil de Paris contre la marchandisation des animaux. Ces vœux demandent la fin des salons d’exposition et de vente d’animaux de compagnie sur tous les sites appartenant à la ville de Paris.

Cela concerne l’exposition Animal Expo qui se tient au Parc Floral, mais aussi Paris Animal show qui se tient porte de Versailles. Ces deux sites appartiennent à la ville, même si les gestionnaires ne sont pas liés à la ville selon les mêmes types de contrats.

Ces vœux font suite à l’adoption d’un vœu par la mairie du 12e arrondissement, le 23 février dernier. Cette mairie s’est positionnée très clairement contre la tenue d’Animal Expo au Parc Floral, dans le 12e arrondissement.

Le prochain conseil de Paris se tiendra du 13 au 16 avril prochain. Les vœux ont été déposés par le groupe MoDem, Démocrates et Écologiste (MDE) à l’initiative de Maud Lelièvre et par le Groupe Écologistes de Paris (GEP) à l’initiative de Douchka Markovic, Emmanuelle Pierre-Marie, Corine Faugeron, Aminata Niakaté, Sylvain Raifaud, Fatoumata Koné.

Ils demandent que la ville n’autorise plus d’exposition ou de salon d’animaux vivants sur tous les sites dont elle est propriétaire ou gestionnaire. Le GEP complète cette demande en précisant qu’elle prenne effet dès 2021.

Évolution Condition Animale manifestera le 13 avril, premier jour du conseil de Paris, à l’Hôtel de Ville pour soutenir ces deux vœux. Nous en attendons la fin des salons d’exposition et de vente d’animaux à Paris.

Obtenir la fin de ces pratiques serait une avancée pour la condition animale. 

Ces événements visent à déclencher des réflexes d’achat chez les visiteurs. Or les achats impulsifs sont une source majeure de maltraitance. Souvent, les acquéreurs ne connaissent pas, ou mal, les besoins de l’animal qu’ils achètent. Beaucoup, cédant au « coup de cœur »,  n’ont pas réfléchi aux contraintes et au coût que représente l’entretien d’un animal. Ces achats sont très souvent suivis d’abandon. Rappelons-le, la France est, hélas, championne d’Europe d’abandon d’animaux. Cela doit changer.

Et surtout, les animaux ne sont pas des marchandises !